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Manger plus de riz pourrait réduire l'obésité ::: 13/05/2019

Si chaque habitant de la planète mangeait 50 grammes de riz de plus par jour, cela permettrait de réduire la prévalence de l’obésité de 1 %, selon une nouvelle étude. Doit-on s’inquiéter pour la France, dont la consommation est l’une des plus faibles au monde ?

Avec à peine 3,7 % d’obèses, le Japon est le champion du monde de la minceur. Il est connu depuis longtemps que le régime asiatique, à base de riz, poisson et soja, contribue à prévenir le surpoids. Une allégation confirmée par une nouvelle étude présentée lors du congrès européen contre l’obésité le 30 avril dernier, et qui affirme que le riz est un moyen efficace de lutter contre cette pathologie.

La consommation de riz de 136 pays analysée

Les chercheurs ont comparé la consommation totale de riz sous toutes ses formes (riz blanc, riz brun, farine…) dans 136 pays et ont constaté que ceux où la consommation est supérieure à 150 grammes par jour ont un taux d’obésité plus faible que celui des pays où elle est inférieure à 14 g par jour. En tête figure ainsi le Bangladesh avec 473 grammes de riz par jour et par habitant, tandis que la France arrive en queue de peloton avec 15 grammes par jour et par personne.

Selon les calculs des chercheurs, manger 50 g de riz par jour et par personne permettrait de réduire la prévalence de l’obésité mondiale de 1 %. L’explication avancée est que les fibres et les nutriments présents dans le riz donnent une sensation de satiété et réduisent ainsi le risque de trop manger.

Le riz blanc favoriserait le diabète

Bien que l’étude ait pris soin d’éliminer certains biais (niveau d’éducation, tabagisme, dépenses de santé ou niveau total des apports caloriques), il apparaît cependant prématuré d’en tirer des conclusions hâtives. La France, par exemple, dont la consommation de riz est l’une des plus faibles au monde, affiche pourtant un taux d’obésité relativement modeste (15,3 %).

En 2012, une étude publiée dans le British Medical Journal montrait que chaque portion supplémentaire de riz blanc, soit 158 g, augmentait le risque de développer un diabète de type 2 de 11 %. Le riz brun serait à l’inverse lié à une diminution du risque, d’après une autre étude de 2010.

En réalité, un aliment à lui seul ne peut pas suffire à expliquer l’obésité ou le diabète, liés à des facteurs multiples dont l’identification et l’implication sont encore difficiles à établir. Si le régime asiatique est souvent vanté pour ses bienfaits, c’est surtout parce qu’il est pauvre en graisses et aliments transformés, et riche en fibres.

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Manger plus de riz pourrait réduire l'obésité ::: 13/05/2019

Si chaque habitant de la planète mangeait 50 grammes de riz de plus par jour, cela permettrait de réduire la prévalence de l’obésité de 1 %, selon une nouvelle étude. Doit-on s’inquiéter pour la France, dont la consommation est l’une des plus faibles au monde ?

Avec à peine 3,7 % d’obèses, le Japon est le champion du monde de la minceur. Il est connu depuis longtemps que le régime asiatique, à base de riz, poisson et soja, contribue à prévenir le surpoids. Une allégation confirmée par une nouvelle étude présentée lors du congrès européen contre l’obésité le 30 avril dernier, et qui affirme que le riz est un moyen efficace de lutter contre cette pathologie.

La consommation de riz de 136 pays analysée

Les chercheurs ont comparé la consommation totale de riz sous toutes ses formes (riz blanc, riz brun, farine…) dans 136 pays et ont constaté que ceux où la consommation est supérieure à 150 grammes par jour ont un taux d’obésité plus faible que celui des pays où elle est inférieure à 14 g par jour. En tête figure ainsi le Bangladesh avec 473 grammes de riz par jour et par habitant, tandis que la France arrive en queue de peloton avec 15 grammes par jour et par personne.

Selon les calculs des chercheurs, manger 50 g de riz par jour et par personne permettrait de réduire la prévalence de l’obésité mondiale de 1 %. L’explication avancée est que les fibres et les nutriments présents dans le riz donnent une sensation de satiété et réduisent ainsi le risque de trop manger.

Le riz blanc favoriserait le diabète

Bien que l’étude ait pris soin d’éliminer certains biais (niveau d’éducation, tabagisme, dépenses de santé ou niveau total des apports caloriques), il apparaît cependant prématuré d’en tirer des conclusions hâtives. La France, par exemple, dont la consommation de riz est l’une des plus faibles au monde, affiche pourtant un taux d’obésité relativement modeste (15,3 %).

En 2012, une étude publiée dans le British Medical Journal montrait que chaque portion supplémentaire de riz blanc, soit 158 g, augmentait le risque de développer un diabète de type 2 de 11 %. Le riz brun serait à l’inverse lié à une diminution du risque, d’après une autre étude de 2010.

En réalité, un aliment à lui seul ne peut pas suffire à expliquer l’obésité ou le diabète, liés à des facteurs multiples dont l’identification et l’implication sont encore difficiles à établir. Si le régime asiatique est souvent vanté pour ses bienfaits, c’est surtout parce qu’il est pauvre en graisses et aliments transformés, et riche en fibres.