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Les effets secondaires des vaccins: ce qu'il faut savoir

Avec l'homologation de vaccins contre la COVID, une partie de l'attention s'est déplacée vers les effets secondaires, ceux qui sont démontrés tout comme ceux que l'on craint. Comment départager le vrai du faux ? À partir de quand faut-il s'inquiéter ?

Source : Techno-Science.net

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Les effets secondaires habituels des vaccins

Tout médicament ou tout vaccin a des effets secondaires chez une partie de la population. Il suffit de lire la liste des effets secondaires potentiels mentionnés sur les feuillets accompagnant le Tylenol pour s'en convaincre !

Il est normal d'avoir un peu de fièvre, des douleurs musculaires ou une rougeur, de la douleur ou de l'enflure, au site de l'injection après avoir reçu un vaccin. Ces réactions témoignent du fait que notre système immunitaire réagit comme il est censé le faire à l'arrivée d'un "intrus". Généralement légères, elles apparaissent dans les heures suivant l'injection et pour quelques jours au maximum.

Parmi les personnes qui recevront les vaccins de Pfizer ou de Moderna, on s'attend à ce que:

- plus de 1 sur 10 ait de la fièvre

- 1 sur 2 des maux de tête ou de la fatigue

- 1 sur 3 des courbatures ou des frissons

- 1 sur 5 des douleurs articulaires.

Après la seconde dose, les réactions pourraient être plus prononcées, mais sans danger.

Les réactions rares ou graves à un vaccin

Les effets graves des vaccins sont beaucoup plus rares. Prenons l'exemple d'un pays occidental: le Canada. De 2013 à 2017, sur 103 millions de doses de tous les vaccins administrés, on recense un total de 14 000 effets secondaires suivant l'immunisation (ESSI) dont 8 % entrant dans la catégorie "effets secondaires graves". Et aucun décès n'a été causé par un vaccin, selon les registres d'effets secondaires publiés par l'Agence de la santé publique.

Les effets graves les plus courants entre 2013 et 2017 étaient l'anaphylaxie -une réaction grave à un allergène qui peut se traduire par des difficultés respiratoires ou des nausées - et les convulsions, selon les registres des ESSI.

Comme réactions graves il est indiqué une fièvre de plus de 40°C ou une enflure et une éruption cutanée qui démange, au site d'injection du vaccin. Dans les essais de phase 3 du vaccin de Pfizer contre la COVID-19, moins de 2 % des personnes vaccinées ont vu leur température monter à plus de 39 °C le jour suivant.

Le risque d'allergie aux vaccins

Avec n'importe quel vaccin, une faible proportion des gens vont faire des réactions allergiques graves: de moins de un sur 100 000 à un sur 1 million de doses, rappelle le ministère québécois de la Santé, tout dépendant du vaccin. L'anaphylaxie survient dans les minutes suivant l'administration. C'est pour cette raison qu'il est recommandé de rester à la clinique pendant 15 minutes. Cette surveillance permet de contrer toute réaction allergique avec de l'adrénaline.

Les ingrédients potentiellement allergènes contenus dans les vaccins sont répertoriés sur le site de Santé Canada. Et la liste d'ingrédients des différents vaccins apparait dans leur monographie publiée sur le site de l'organisme fédéral. Ainsi, à moins d'être allergique à un composant du vaccin, les personnes souffrant d'allergies graves peuvent être vaccinées.

Le 26 décembre, le Centre de contrôle américain des maladies (CDC) publiait les premières données sur les effets secondaires des vaccins de Pfizer et de Moderna. En date de la veille, sur 1,9 million de doses administrées, on recensait huit cas dits "sérieux" et quatre ayant conduit à une hospitalisation. Dans une revue des données américaines et britanniques, deux experts pointaient le 30 décembre un composé de la "nanoparticule" de lipide - à l'intérieur de laquelle le vaccin est transporté -, le polyéthylène glycol, comme responsable possible de ces réactions anaphylactiques. Ces réactions, comparent-ils, sont approximativement de l'ordre d'une par 100 ou 200 000 personnes vaccinées, contre une par million dans les vaccins habituels.

La vaccination peut aussi provoquer un stress intense qui se traduit par des réactions qui ressemblent à l'anaphylaxie: syncope, crise d'anxiété ou spasme du sanglot chez les bébés. Ces réactions sont bénignes et peuvent être évitées en prenant le temps de se détendre avant de retrousser sa manche.

Le syndrome de Guillain-Barré

Certains évoquent parfois le syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique qui cause une paralysie progressive. Mais les cas sont extrêmement rares: en 2009, dans le cadre de la vaccination contre la grippe A (H1N1), l'Institut national de santé publique (INSPQ) avait estimé le surplus de cas à deux par million de doses de vaccin. Et encore, la cause du syndrome fait débat: dans la majorité des cas, il survient après une infection des intestins ou des poumons par des bactéries et des virus. Selon l'OMS, "même dans les meilleurs contextes sanitaires, 3 % à 5 % des patients atteints du syndrome de Guillain Barré décèdent de complications de la maladie".

Malade d'un vaccin ?

Certains opposants aux vaccins mentionnent aussi l'effet appelé "maladie aggravée par la vaccination", ou VAED (vaccine-associated enhanced disease). Il n'a été observé qu'à de très rares occasions: dans les années 1960 avec un vaccin contre la rougeole puis contre le virus respiratoire syncytial (responsable des bronchiolites), vaccin qui a été abandonné, ainsi qu'en 2008 avec un vaccin expérimental contre le VIH.

Des craintes d'une VAED ont été soulevées lors des tests de vaccins contre le SRAS-CoV-1 (2004) et le MERS-CoV (2012), deux autres coronavirus. Ce risque a donc été pris en considération lors des essais des vaccins contre le nouveau coronavirus. Ces essais n'ont pas montré à ce jour que les personnes vaccinées qui attrapaient la COVID-19 étaient plus malades que celles qui avaient reçu le placébo.

Plus ou moins dangereux que la maladie ?

Presque tous les vaccins autorisés dans le monde au cours des dernières années se sont avérés peu risqués. Autrement dit, les risques du vaccin sont beaucoup moins importants que ceux de la maladie contre laquelle ils protègent. Par exemple, un enfant qui attrape la rougeole a une chance sur 1000 de contracter une encéphalite (une inflammation du cerveau grave qui est potentiellement mortelle). S'il a reçu le vaccin combiné contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, son risque tombe à un sur un million.

Les chocs anaphylactiques étant souvent invoqués comme "risques" associés à la vaccination, les experts ont d'autres comparaisons à leur disposition: si le risque est d'un sur 100 000 ou un sur un million avec un vaccin, en comparaison, des milliers de personnes meurent chaque année des suites d'une allergie alimentaire. Au moins un Américain sur 5000 aura une réaction anaphylactique à la pénicilline, ce qui n'empêche pas les pédiatres de continuer de la prescrire, les avantages l'emportant sur les inconvénients.

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